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REPUBLIQUE DU SENEGAL 

MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DU DEVELOPPEMENT DURABLE

MINISTERE DE LA PECHE ET DE L’ECONOMIE MARITIME 

PLAN NATIONAL D’ADAPTATION DU SECTEUR DE LA PECHE ET DE L’AQUACULTURE FACE AU CHANGEMENT CLIMATIQUE HORIZON 2035 

Octobre 2016 

Résumé 

Du fait de leurs capacités relativement faibles, les risques liés aux changements climatiques amplifient les problèmes de développement des Pays les Moins Avancés (PMA) et rendent ainsi plus pressante la nécessité d’aborder l’adaptation dans le contexte plus large de la planification du développement durable. 

Consciente de ces réalités, la CoP sur le Changement Climatique a mis en place le processus des plans nationaux d’adaptation (PNA) de façon à faciliter une planification efficace de l’adaptation au sein des PMA et dans d’autres pays en développement. Ce processus d’élaboration du plan d’adaptation concerne différents secteurs vulnérables au changement climatique dont celui de la pêche. 

C’est dans ce contexte et avec l’appui de la Direction de l’Environnement et des Etablissements classées (DEEC), du Comité National Changements Climatiques (COMNACC), de la Direction des Pêches Maritimes (DPM), du projet USAID/COMFISH, du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et d’autres partenaires techniques et financiers, que la Plateforme Nationale sur la Pêche et le Changement Climatique pilote le processus d’élaboration du PNA-Pêche. 

Contexte 

Le contexte de la pêche (maritime et continentale) et de l’aquaculture est marqué par l’importance actuelle ou potentielle de ces sous-secteurs. 

La production actuelle de la pêche tourne autour de 400 000 tonnes par an. La tendance globale de l’évolution des débarquements de la pêche maritime de 1974 à 2015 semble montrer une augmentation. Cependant cette situation masque un fait grave : l’état alarmant de la surexploitation des ressources halieutiques des eaux sénégalaises. En effet, comme le démontre une étude du projet USAID / COMFISH, les débarquements en provenance des ZEE étrangères constituent entre 35% et 40% des débarquements au Sénégal. 

En plus de la pêche maritime, le Sénégal dispose d’une pêche continentale avec un potentiel non négligeable. La pêche continentale peut aider à combler les déficits d’approvisionnement des marchés intérieurs éloignés de la mer. Environ 30 000 à 40 000 personnes sont impliquées dans la pêche continentale. Les captures de la pêche continentale seraient, de l’ordre de 13 000 à 30 000 tonnes par an. 

Pour trouver une alternative à la situation actuelle de réduction drastique des ressources halieutiques marines et continentales, le Gouvernement du Sénégal a pris l’option de développer l’aquaculture. 

Malgré cette volonté politique et l’énorme potentiel du Sénégal en matière d’élevage de poissons, l’aquaculture est encore peu développée avec seulement une production de 1 215 tonnes en 2015 ; ce qui représente moins de 0,3 % de la production nationale totale de poissons. Il faut toutefois signaler que le taux d’accroissement de la production est élevé. En effet, la production a été multipliée par 11,35 en 5 ans. 

Conscient des potentialités halieutiques et aquacoles du pays, de l’effet catalyseur du développement de la pêche dans les grands sites de débarquement (Saint-Louis, Cayar, Dakar, Mbour, Joal-Fadiouth, Kafountine…) ainsi que de son rôle dans la sécurité alimentaire, la lutte contre la pauvreté, la création d’emplois, l’entrée de devises et la contribution dans la réduction du déficit de la balance commerciale, le Gouvernement du Sénégal a identifié ce secteur comme un des plus importants piliers sur lesquels doivent reposer les politiques et stratégies nationales de développement économiques, sociales et environnementales, notamment le Plan Sénégal Emergent et la Stratégie Nationale de Développement Durable. 

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Type of document: 
Other
Publication date: 
16/10/2016
Publication Organisation: 
REPUBLIQUE DU SENEGAL
Country/ies: 
Senegal
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